Je trouve un oiseau juvénile au sol : que faire ?

Chaque année au printemps, vous êtes nombreux à nous contacter après avoir trouvé un oiseau juvénile au sol, en particulier de jeunes chouettes (et de jeunes merles), pour savoir que faire.

Le réflexe – malheureux – est souvent de ramasser ces oiseaux juvéniles en pensant qu’ils sont abandonnés. Or, c’est une erreur !

En effet, quelques semaines après l’éclosion (2 chez la chouette chevêche et 4 chez la chouette hulotte), les jeunes commencent à dépecer seuls les proies et à se trouver à l’étroit dans leur cavité : ils vont alors en sortir et se poster sur les branches avoisinantes ou aux proches alentours.

Mais à cet âge, leur plumage n’est pas entièrement sorti et ils ne peuvent pas encore voler : un poussin de rapaces, maladroit, peut ainsi tomber du nid ou des branchages sur lesquels il s’est aventuré. Il arrive donc qu’un juvénile reste au sol.

Dans l’immense majorité des cas, il ne faut pas intervenir : les parents, alertés par leurs cris, viendront les nourrir à l’endroit où ils se trouvent, la nuit venue. Ils ne sont pas abandonnés.

Eventuellement il faut remettre le poussin sur une branche à proximité du point de chute pour le protéger des prédateurs (chat, chien…).

Les rapaces sont des espèces protégées :

Certaines personnes commettent l’erreur de s’occuper d’un jeune rapace trouvé au sol : cela est interdit par la loi car il s’agit d’espèces protégées.

Si le juvénile doit cependant être recueilli, seul un centre de soins de la faune sauvage, habilité, peut l’accueillir et lui amener les soins dans l’optique de le relâcher dans de bonnes conditions. Ces juvéniles ont en outre besoin d’une nourriture appropriée. Enfin, les soins prodigués doivent se faire en évitant l’imprégnation de l’oiseau par l’homme, ce qui l’empêcherait de retourner à la vie sauvage.

C’est la raison pour laquelle, si vous devez ramasser un juvénile qui ne peut être laissé sur place en raison d’un danger immédiat le menaçant ou d’une blessure apparente par exemple, il faut alors contacter le plus rapidement possible des personnes habilitées.

Si vous avez besoin de conseils, vous pouvez laisser un message au 07 68 80 77 41 et notre bénévole essayera de vous répondre au plus vite. Mais attention : ce n’est pas le SAMU ! Les bénévoles dorment la nuit, ne sont pas payés, ne peuvent pas forcément intervenir immédiatement ou traverser tout le département.

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