Nourrissage des oiseaux, quand et pourquoi arrêter ?

Le nourrissage des oiseaux est pratiqué par des millions de personnes dans leur jardin ou sur leur balcon, et il est bien souvent vital pour de nombreuses espèces durant les périodes de pénurie. Un nourrissage permanent peut cependant avoir des conséquences néfastes et mettre en danger certaines populations d’oiseaux.

Ainsi, la LPO conseille aux Français de nourrir les oiseaux uniquement en période de froid prolongé, soit en général de la mi-novembre à fin mars. En Angleterre, où les conditions climatiques sont plus rudes, les ornithologues encouragent de le faire toute l’année pour augmenter la productivité de l’avifaune des jardins.

Risques de transmission de maladies

En période chaude où la prédominance des maladies est plus forte qu’en hiver, le rassemblement d’individus de différentes espèces autour des points de nourrissage peut favoriser la propagation de plusieurs infections telles que la trichomonose, qui affecte notamment les verdiers et les pinsons. Même en hiver, pensez à nettoyer régulièrement les mangeoires et les abreuvoirs pour en améliorer l’hygiène.

Un effet sur les taux de prédation

La concentration engendrée par le nourrissage peut faire augmenter les taux de prédation par des animaux sauvages (épervier d’Europe) ou domestiques (chats). Dans tous les cas, il est toujours bon d’appliquer quelques règles de précaution comme disposer les mangeoires dans des endroits dégagés, avec un accès facile à des perchoirs en hauteur, pour éviter la prédation par les chats.

Perturbations physiologiques

Plusieurs études ont démontré que des couples ayant accès à plus de nourriture pondaient plus tôt. La demande énergétique des poussins est ainsi décalée par rapport au pic de disponibilité alimentaire, ce qui peut entraîner une surmortalité juvénile. De plus, beaucoup de jeunes oiseaux deviennent insectivores au cours du printemps et un nourrissage prolongé peut perturber leurs habitudes alimentaires alors qu’ils doivent justement apprendre à se nourrir par eux-mêmes en capturant des insectes.

Chez le Kakapo, un perroquet très rare endémique de Nouvelle-Zélande, il a par ailleurs été observé qu’un nourrissage fréquent des femelles reproductrices avait pour conséquence une profonde altération du sex-ratio avec la production quasi-unique de poussins mâles. Même si les connaissances sur le sujet ne permettent pas de généraliser, il ne faut pas exclure la possibilité que le nourrissage en période de reproduction puisse engendrer un piège écologique et/ou évolutif dans certaines situations.

Altération de la composition de la communauté aviaire

Toutes les espèces ne bénéficient pas équitablement du nourrissage, que ce soit en hiver ou en période de reproduction. Si la mise à disposition de suppléments alimentaires est susceptible d’augmenter les densités de quelques espèces, il est aussi possible qu’elle réduise en parallèle, à travers un processus de compétition, les densités d’autres espèces.

Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) – Crédit photo : Ophélie Ricci / MNHN

https://www.lpo.fr/actualites/nourrissage-des-oiseaux-quand-et-pourquoi-arreter

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    Vous avez trouvé un oisillon hors du nid ?

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      SÉANCE GRATUITE DE FORMATION SUR LE THEME DES OISEAUX DES PARCS ET JARDINS

      Les populations d’oiseaux des plaines ont diminué de 30% en 15 ans.

      Pour sensibiliser le grand public et faire découvrir les oiseaux de notre département, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) vous donne rendez-vous à Précy-sur-Oise le samedi 18 mai (14h-17H) pour une séance gratuite de formation à l’ornithologie et de découverte des oiseaux des parcs et jardins.

      Renseignements et inscriptions: oise@lpo.fr

      N’hésitez pas à vous inscrire, il reste des places.

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        Je trouve un oiseau juvénile au sol : que faire ?

        Chaque année au printemps, vous êtes nombreux à nous contacter après avoir trouvé un oiseau juvénile au sol, en particulier de jeunes chouettes (et de jeunes merles), pour savoir que faire.

        Le réflexe – malheureux – est souvent de ramasser ces oiseaux juvéniles en pensant qu’ils sont abandonnés. Or, c’est une erreur !

        En effet, quelques semaines après l’éclosion (2 chez la chouette chevêche et 4 chez la chouette hulotte), les jeunes commencent à dépecer seuls les proies et à se trouver à l’étroit dans leur cavité : ils vont alors en sortir et se poster sur les branches avoisinantes ou aux proches alentours.

        Mais à cet âge, leur plumage n’est pas entièrement sorti et ils ne peuvent pas encore voler : un poussin de rapaces, maladroit, peut ainsi tomber du nid ou des branchages sur lesquels il s’est aventuré. Il arrive donc qu’un juvénile reste au sol.

        Dans l’immense majorité des cas, il ne faut pas intervenir : les parents, alertés par leurs cris, viendront les nourrir à l’endroit où ils se trouvent, la nuit venue. Ils ne sont pas abandonnés.

        Eventuellement il faut remettre le poussin sur une branche à proximité du point de chute pour le protéger des prédateurs (chat, chien…).

        Les rapaces sont des espèces protégées :

        Certaines personnes commettent l’erreur de s’occuper d’un jeune rapace trouvé au sol : cela est interdit par la loi car il s’agit d’espèces protégées.

        Si le juvénile doit cependant être recueilli, seul un centre de soins de la faune sauvage, habilité, peut l’accueillir et lui amener les soins dans l’optique de le relâcher dans de bonnes conditions. Ces juvéniles ont en outre besoin d’une nourriture appropriée. Enfin, les soins prodigués doivent se faire en évitant l’imprégnation de l’oiseau par l’homme, ce qui l’empêcherait de retourner à la vie sauvage.

        C’est la raison pour laquelle, si vous devez ramasser un juvénile qui ne peut être laissé sur place en raison d’un danger immédiat le menaçant ou d’une blessure apparente par exemple, il faut alors contacter le plus rapidement possible des personnes habilitées.

        Si vous avez besoin de conseils, vous pouvez laisser un message au 07 68 80 77 41 et notre bénévole essayera de vous répondre au plus vite. Mais attention : ce n’est pas le SAMU ! Les bénévoles dorment la nuit, ne sont pas payés, ne peuvent pas forcément intervenir immédiatement ou traverser tout le département.

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          Nos prochains stands LPO

          Nous avons l’habitude de proposer des stands LPO pour la sensibilisation du public aux missions de notre association, avec parfois une boutique associée, parfois une sortie nature.

          N’hésitez pas à visiter nos stands lors des prochaines manifestations nature auxquelles nous participons, et à nous questionner sur ceux-ci si vous voulez des détails.

          A bientôt !

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